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Démissionner pour créer son entreprise: bonne ou mauvaise idée ?

L’envie de démissionner pour créer une entreprise vous passe par la tête ? Pas de précipitation ! Si entreprendre peut clairement être une bonne idée, démissionner n’est pas forcément la solution recommandée. Voici pourquoi.


Notre conseil : Privilégier la rupture conventionnelle !


Si vous souhaitez quitter votre emploi pour vous lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat (et vous êtes de plus en plus nombreux à le faire comme le prouve les chiffres de la création d’entreprise en France et à La Réunion), mieux vaut privilégier une rupture conventionnelle plutôt qu’une démission.


La raison principale est simple et purement économique : en principe, seules les personnes involontairement privées d’emploi (licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle du CDI,…) peuvent bénéficier des allocations chômage. La démission, qui est un départ volontaire à l’initiative du salarié, n’ouvre donc pas de droit au chômage.


Cependant, pour les démissions intervenues à compter du 1er novembre 2019, et afin de faire face aux conséquences sociales et économiques de l’épidémie de Covid-19, un certain nombre de dispositions exceptionnelles et temporaires ont été adoptées. Ainsi, un salarié démissionnaire peut également prétendre aux allocations d’assurance chômage dès lors qu’il justifie d’une certaine durée d’activité salariée antérieure (5 ans) et qu’il poursuit un projet de reconversion professionnelle, de création ou de reprise d’entreprise, dont le caractère réel et sérieux est attesté par une commission paritaire (source officielle : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2883).


Néanmoins, et dans la mesure du possible, il est toujours préférable d’opter pour une rupture conventionnelle, seul mode de rupture du contrat de travail à l'amiable entre le salarié et l'employeur. La rupture conventionnelle permet de percevoir une indemnité de rupture et d’ouvrir des droits aux allocations de chômage.


Ainsi, l’allocation de retour à l’emploi (ARE) perçu va permettre d’assurer un revenu le temps de créer son entreprise (lire : Quels délais pour créer une micro-entreprise ?). Mieux encore, les statuts de micro-entrepreneurs et de freelance en portage salarial permettent de cumuler l’ARE avec sa nouvelle rémunération et ainsi faire décoller en douceur et de manière totalement sécurisée sa nouvelle activité.


Connaissez-vous le congé ou temps partiel pour création d’entreprise ?


L’autre option si vous êtes salarié et que vous souhaitez créer votre entreprise est de solliciter un congé ou un aménagement du temps de travail auprès de votre employeur. Ces deux dispositifs prévus par le Code du Travail permettent de s’engager dans un projet entrepreneurial sans quitter son emploi.


Pour bénéficier de l’un de ces dispositifs, il est nécessaire de remplir certaines conditions (notamment avoir 24 mois d’ancienneté) et de respecter certaines modalités dans la demande (notamment un délai de deux mois). L’employeur est quant à lui contraint d’accepter cette demande si l’entreprise compte plus de 300 salariés et, pour les autres, il doit justifier que ce congé ou temps partiel aura des conséquences préjudiciables à la bonne marche de l'entreprise (cas extrêmement rares).


Le congé pour création d’entreprise est une solution qui dispose d’un certain nombres d’avantages mais qui a néanmoins le gros inconvénient de ne pas être rémunérées (exceptées bien sûr les heures travaillées à temps partiel). Pour en savoir plus et bien peser le pour le contre, nous vous conseillons la lecture de notre article sur le sujet :

Et pourquoi pas travailler en freelance pour son ancien employeur ?


Si c’est vous qui décidez de quitter votre emploi, c’est que votre employeur est probablement toujours satisfait de votre travail et que vous êtes utile à l’entreprise. Alors pourquoi pas démissionner tout en continuant de travailler avec votre désormais ex-employeur ? On s’explique.


De nombreux entrepreneurs, notamment en portage salarial (lire : Le portage salarial, c'est quoi ?), choisissent de se lancer pour avoir plus d’autonomie dans leur vie professionnelle et plus de liberté dans leur vie personnelle. Ils s'appuient donc sur leurs compétences pour proposer leurs services sous forme de prestations en freelance. Dans ce cadre, il n’est pas rare que leur ancien employeur soit... leur premier client ! L’idée est d’instaurer une relation gagnant-gagnant où :

  • l’ex-employeur continue de bénéficier de l’expertise et l’expérience dans l’entreprise de son ancien salarié ;

  • le nouveau freelance génère tout de suite un revenu et peut développer son activité en tant qu’indépendant.


Dans ce cadre, la démission peut être une option intéressante à condition d’avoir “sécurisée” la future relation commerciale avec son ex-patron et anticipée un statut adapté. Le portage salarial est dans ce cadre la forme d’emploi privilégiée par bon nombre de futurs ex-salariés qui souhaitent se lancer en freelance.


Seule entreprise de portage salarial à La Réunion, Réunion Portage accompagne une trentaine de freelances dans leur activité. Tous sont d’anciens salariés qui ont souhaité franchir le pas de l’indépendance, parfois en prenant le risque de démissionner de leur emploi.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à contacter nos équipes.





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