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Quels sont les coûts de création d'une entreprise ?

Les coûts d’une création d’entreprise dépendent de plusieurs facteurs. Le premier d’entre eux, c’est le statut juridique choisi. Viennent ensuite s’ajouter les frais et investissements nécessaires au lancement de l’activité en matière d’équipements, de communication ou de formations. Des éléments qu’il est nécessaire de prendre en compte et de calculer avant de se lancer pour éviter toute mauvaise surprise. On vous propose notre éclairage.


Les coûts “administratifs”


Nous avons rassemblé sous l'appellation de coûts “administratifs", les frais obligatoires d’immatriculation et d’annonce au journal officiel. Dans le cas de la création d’une entreprise ayant une entité juridique propre (personne morale), différents coûts de création s’appliquent en fonction du statut juridique.


Pour la création d’une Entreprise individuelle :


Ne s'applique que le coût de l'immatriculation, qui varie selon la nature de l’activité:

- Pour une activité commerciale (achat/revente), il faut prendre en compte le coût de l’immatriculation au Registre du commerce et des sociétés (RCS) : 25,34€.

- Pour les artisans indépendants, l’immatriculation au Répertoire des métiers (RM) coûte 90€.

Les agents commerciaux doivent s’immatriculer au Registre spécial des agents commerciaux (RSAC) pour 25,19€.

- Pour les autres ( les “professions libérales”) ce coût est nul pour: elles doivent simplement s’inscrire à auprès du CFE (centre de formalités des entreprises) de l'URSSAF, au sein de la CGSS Réunion.


Remarque : En micro-entreprise (auto-entrepreneur), le coût administratif de création est nul quelle que soit la nature de l'activité (lire : Devenir auto entrepreneur : 5 questions à se poser avant de vous lancer).


Pour la création d’une société (SARL/ EURL, SA ou SAS(U) :


Les coûts de création sont plus élevés :

Aux frais d’immatriculation au Registre du commerce et des sociétés à hauteur de 39,42€ et éventuellement l’immatriculation au Répertoire des métiers pour une activité artisanale, soit 60€ supplémentaires, ...

s’ajoutent les frais de de publication au Journal Officiel, (de 124 à 197 € selon le statut juridique), …

et la rédaction des statuts : elle peut être gratuite (rédaction par vos soins à partir de modèles internet) ou vous sera facturée par le juriste ou l’expert- comptable que vous aurez missionné (compter de 200 à 700 € pour analyse,conseil rédaction et réalisation des formalités) .


Dans tous les cas, ne pas oublier les frais de création et tenue d’un compte bancaire professionnel (obligatoire même pour les micro-entreprises) : une petite dizaine d’euros par mois, … et des démarches chronophages en cas de création de société pour le dépôt de capital,…


Pour les statuts portés :


Si l’activité le permet, il est possible de se lancer à son compte en tant qu’indépendants sans créer de structure juridique distincte: entreprise de Portage salarial, coopérative d'activités, couveuse d'entreprise.

Plusieurs statuts sont alors possibles et les coûts très souvent nuls :

- Pas d'immatriculation,

- Pas de statuts à rédiger et déposer,

- Pas d’annonce légale,

- Pas de compte bancaire professionnel.


Notamment, en portage salarial, il n’y a aucun coût de création étant donné que le futur freelance signe un CDD ou CDI avec la société de portage (lire : Le portage salarial, c'est quoi ?). Les éventuels frais d’entrée peuvent être prélevés sur les premières factures, donc pas d'argent à débourser avant son premier chiffre d’affaires! Mieux encore, il n’a aucune démarche administrative à entreprendre personnellement.


Les coûts annexes


On a beau les avoir baptisés “annexes”, les coûts “non obligatoires” lorsqu’on crée une entreprise ou lance son activité sont justement ceux que l’on doit anticiper. Déjà parce qu’ils sont bien plus conséquents que les simples coûts “administratifs” de création, mais aussi parce qu’on a souvent tendance à les minimiser.


Pour évaluer ces coûts, il peut être judicieux de faire un Business Plan. Ne prenez pas peur ! On ne parle pas forcément d’un dossier fouillé de 30 pages, surtout lorsqu’on se lance en indépendant (lire : Quel business plan pour un consultant indépendant ?), mais plutôt de définir et paramétrer les éléments clés de sa futur activité : prestations, approches commerciales, tarifs, investissements, charges, projections de chiffre d’affaires,...


Dans ce plan d’action, vous allez définir les coûts qui devront donc être pris en compte au moment du lancement de l’activité et alors que vous n’en tirez pas encore de revenu. Voici quelques exemples de coûts que vous pourriez avoir à supporter (attention liste non-exhaustive) :


- Assurance RC Pro entre 700 et 1200€ /an

- Conception d’un logo et d’une identité visuelle par un(e) graphiste ou une agence : le tarif dépend évidemment du prestataire mais peut tourner aux alentours de 1000€ HT.

- Création d’un site Internet : là aussi tout dépend du niveau de développement du site mais cela coûtera de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’euros.


Si nécessaire :

- Dépôt d’une marque à l’INPI (Institut national de la propriété industrielle): 225 euros HT.

- Frais de communication liée au lancement : campagne sur les réseaux sociaux, stratégie de réseautage par adhésion à des clubs d’affaires ou des réseaux d'influence , … Par exemple BNI: 1500 € pour un an, CPME: 450 €.

- Frais de formation : aujourd’hui les formations liées à la création d’entreprise sont prises en charge par le Compte personnel de formation, mais il peut néanmoins y avoir un reste à charge (pour en savoir plus : https://www.moncompteformation.gouv.fr).

- Frais d’équipements divers en fonction de l’activité et des besoins: ordinateur, imprimante, matériel de bureau, outils, stocks, matières premières,...

- Dépôt garantie et premier loyer si l’entreprise s’installe dans des locaux ou l’indépendant en coworking.


Parfois conséquents, ces coûts doivent surtout être considérés comme des investissements. Des investissements que peuvent réaliser plus progressivement les freelances, qui s'appuient surtout sur leurs compétences, leur expérience et leur carnet d’adresse pour développer leur activité (lire : Comment trouver ses premiers clients à La Réunion ?).


Pour ces freelances, ce sont le temps et l’énergie qui sont les principales ressources. C’est pourquoi, même pour eux, le choix du statut juridique est crucial afin d’optimiser ces paramètres.


Réunion Portage, seule entreprise de portage salarial à La Réunion, accompagne une trentaine de travailleurs indépendants dans leur activité. Ils génèrent 1,5 millions d’euros de chiffre d’affaires sans avoir déboursé un centime au moment de la création de leur entreprise. Si vous souhaitez en savoir plus, contactez nos équipes ici.




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